10.12.2013 - Discours de fin d'année du syndic

degex_bernard Discours de fin d'année du syndic

Mesdames et Messieurs les Conseillers

Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers,

Il est dans les habitudes de notre Conseil que le syndic s’adresse aux membres de votre assemblée pour vous adresser quelques mots ce que je fais très volontiers.

Mesdames et Messieurs, chers collègues, Nous voilà tous à mi-législature et c’est une raison qui vient s’ajouter à celle plus traditionnelle du bilan annuel. Nous avons pu réciproquement nous observer, depuis maintenant 30 mois, mais nous avons aussi pu apprendre petit à petit à travailler ensemble. (Raymond Devos disait : Au début on ne se connaissait pas, on était timides et on n’osait pas se regarder. Maintenant on ne peut plus se voir… ).

Oh on le sait tous ; les limites et les cadres de compétences ne sont pas encore très bien définis, surtout depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les communes qui devait tout régler, et une certaine élasticité, voire une perméabilité sont présentes, laissant ainsi encore un peu la place au bon sens et au pragmatisme, sans nécessairement aller chercher la bonne parole chez M. le Préfet… Ca, c’est dit…

Comme dit plus haut nous nous sommes observés non pas comme le chasseur et sa proie, en tous les cas je l’espère car je me sentirais plutôt la proie, mais comme des partenaires négociateurs, travaillant tous et nous l’avons déjà répété, pour le bien commun.

Ce qui nous sépare, ce qui vous sépare aussi c’est bien la vision du bien commun. Pour certains c’est l’Etat providence, qui devrait règlementer et légiférer sur tout, coupant ainsi toutes les initiatives personnelles, toutes les têtes qui dépassent. Pour d’autres c’est la vision de l’ultra-libéralisme qui est forcément la meilleure et par-là même un interventionnisme de l’Etat réduit au maximum. Mais là ce sont les principes généraux. A notre niveau, la vision du bien collectif s’arrête parfois au stop du bout de la rue, au trottoir absolument indispensable sur tel chemin, aux places de crèche qui n’arrivent pas assez vite, aux fleurs sur le giratoire, à la diminution du taux d’imposition coûte que coûte, au paiement du café pour nos employés.

Et puis, il y a encore les « on nous a dit que… », les « il semblerait que… », « on ne pourrait pas plutôt… ». Ajoutez à ce panorama les médias qui s’efforcent d’être présents, ou qui ne le sont pas toujours, mais qui arrivent à le faire croire dans leurs reportages, avec parfois encore un brin de parti-pris et de sensationnalisme. Ca c’est dit aussi…

Voilà donc le décor dans lequel nous allons ensemble évoluer jusqu’à la fin de la législature. J’ai volontairement tu les prémices de la proportionnelle qui ne vont pas manquer de pimenter quelque peu nos débats d’ici quelques mois…

Tristan Bernard disait : Le travail d'équipe est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre.

Nous allons avoir un travail important de consensus, des chemins communs à trouver ensemble pour équilibrer l’équation de nos visions diverses et des prestations à fournir d’une part, avec nos moyens financiers d’autre part qui vous le savez sont régulièrement amputés de manière croissante par des factures et participations de tiers.

Il n’empêche que nous pourrons parfois nous tromper aussi, collectivement et consensuellement.Mais je reste persuadé que nous aurons pris, que vous aurez pris la décision que vous trouvez la plus juste au moment où elle vous est proposée et avec les connaissances que vous avez à ce moment-là, dans votre vision du bien communautaire. (Coluche disait : Pour faire de la politique il est plus utile d’avoir des relations que des remords…). Espérons ne pas en arriver là…

A mi-législature, votre exécutif a réalisé un certain nombre de projets, en a initié d’autres et devra encore se préoccuper de ceux qui restent. Nous avions défini de manière ambitieuse un programme de législature en 28 thèmes et 114 actions. D’autres projets et préoccupations quotidiennes sont parfois venus empiéter sur cette vision commune, mais c’est surtout le manque de temps et de ressources humaines qui nous a fait réaliser les exigences que nous nous étions fixées et que par là-même, nous avions fixées à nos chefs de service et à nos collaborateurs. Nous devons ici les remercier pour leur travail quotidien et pour les efforts répétés qu’ils font pour fournir des prestations de qualité à nos concitoyennes et concitoyens. Je peux vous garantir qu’il ne mettent pas en application ce proverbe Corse : Si tu as envie de travailler, assieds-toi et attends que ça passe.

Nous arrivons au terme de cette année de débats fournis et mes remerciements comme ceux de l’exécutif vont à votre Président, à sa secrétaire et au bureau, mais bien entendu aussi à vous toutes et tous Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers des commissions permanentes et adhoc, et plénum. Il est plus que temps de pouvoir profiter avec vos familles et vos amis d’une trêve politique et je l’espère de quelques jours repos bien mérités. Je terminerai mes citations par une dernière de Sacha Guitry qui disait : Citer les pensées des autres, c'est regretter de ne pas les avoir trouvées soi-même.

Merci de votre attention, bonne fin de soirée et surtout heureuses fêtes de fin d’années.

Bernard Degex
Syndic
10.12.2013